Juin 2011, le Centre de Formation d’Apprentis (C.F.A.) des Chambres Consulaires de l’Essonne menace de disparaître : état de cessation de paiements, blocage des relations avec le Conseil Régional et les organisations syndicales, rendant impossible une restructuration, pourtant nécessaire, de l’Etablissement, dans sa gouvernance et dans son fonctionnement.
Olivier BOUDON, alors Président de Dialoguessonne prend l’initiative de faire réunir, à la Préfecture d’Evry et sous l’arbitrage du Préfet toutes les parties prenantes. C’est le 1er septembre que se rencontrent, avec la Faculté des Métiers et les Chambres, le Vice-président du Conseil Régional, des représentants de l’Etat (Direccte, Education Nationale), les syndicats, les organisations patronales de l’Essonne.
Le grand déballage ; des critiques, bonnes et moins bonnes ; l’expression de ressentiments… le défoulement…
Mais tout cela débouche sur la mise en place d’un « Comité du suivi », qui a l’air de satisfaire le Conseil Régional pour l’amener à débloquer une subvention due à la Faculté des Métiers.
Un peu d’air… Mise en place de trois groupes de travail : 1) sur les frais généraux ; 2) sur le projet pédagogique et le développement du C.F.A. ; 3) sur les statuts du personnel. Parallèlement deux audits comptables sont réalisés, l’un à la demande du Comité d’entreprise, l’autre à celle du Président de la Faculté des Métiers. Nous en sommes à fin octobre.
Les conclusions convergent ; les points de vue se rapprochent. L’Etat et la Région sont disposés à apporter des contributions exceptionnelles. Les élus prennent la barre ; la tempête s’apaise.
Mais la houle reste forte : il faut donner à la Faculté une véritable vision d’avenir, un projet et une stratégie, une organisation des services moins cloisonnée et, aux personnels, malgré le maintien de leur statut, des conditions d’emploi satisfaisantes pour le service des jeunes en formation.
C’est long ; cela prend beaucoup de temps et d’énergie, mais on sait que le dialogue reste la meilleure recette d’une situation bloquée. Alors, quand on le pratique…
Le 25 novembre 2011
Joseph NOUVELLON
